Taï Z – Vacciné

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[Couplet unique]
Foutu Corona, on est confiné
Moi, j’fais mon rap, j’dois me confier
Force à ceux qui taffent encore, au SAMU, médecins et aux pompiers
Session studio sur mon attestation, c’est mon remède Noko, c’est mon comprimé
J’ai ouvert des portes qu’on t’ouvrira jamais sur un « toc toc »
Fuck l’ancienne et la nouvelle école, j’ai postulé du côté des profs, profs
Y’a des haut et des bâtons en poche à caler dans les roues des plus proches, proches
Reste loin des enfoirés que tu décris en mode : « C’est mon gars mais on n’est pas vraiment potes, potes »
Personne veut te voir gagner en côte, confiance et remords, j’ai banni les deux
Billets, bitches et beaux habits m’aideront à oublier qu’y a que des faux amis nigga
Y’a qu’la famille qu’on appelle la famille nigga, c’est soit tu fais bande à part
Ou soit tu t’mélanges à trois-quatre enfoirés qui t’suivront ou pas dans ta galère
Gars, j’ai rêvé d’ça depuis l’âge de sept, j’voulais juste voir le mirage de près
Ils en parlent tous mais qui va le faire ? J’les regarde, j’me d’mande qui va me ken
Incompris parce que trop d’paroles, j’étais c’p’tit gars qu’aimait pas trop l’ballon
Si t’as écouté mes projets précédents, tu m’connais p’t-être mieux que mon propre daron
Adolescent, j’pense qu’à mes potes, j’baraude, j’connais mieux les rues d’Amiens qu’mon propre salon
T’as des plugs, on a des grosses rallonges, dans une main, j’ai la rose et dans l’autre, la ronce
Et au bec, j’ai la Marie, elle sait compter les sous, j’vais au bled, je la marie
J’me vois pas vivre à Paris, dans ma tête c’est d’jà la manif’ Noko
J’suis loin du fastlife d’la capitale, ceux qui brassent pas r’gardent le temps qui passe
J’en suis al, quatre projets tard-plus, si j’sors un vrai CD, faut qu’il fasse mal
Faut qu’ils sachent qu’au cro-mi, j’lâche pas le steak
J’aime pas l’école, j’fais pas de thèses, je rappe parce qu’on veut me voir me taire
Quand on est plein, j’suis plein de vie, je rie, je crie
Une fois solo, j’suis plein de vide, besoin de quoi, besoin de qui ?
Aucune idée, je crains le pire, p’t-être qu’j’suis passé à côté des réponses
J’ai perdu un tas d’heures sans jamais les ter-comp
P’t-être qu’on aurait fait du chemin depuis, depuis
On m’a trop déçu, y a plus rien qu’je kiffe, partout où je vais, mon chagrin me suis
Plus de soirées égal moins de streams, amitiés brisées pour des putains de clics
J’sais qu’en face, ils vont jamais rien me dire, ils s’disent que pour moi, c’est pas difficile
J’ai eu c’que j’voulais un peu vite, j’savais même pas si j’allais bien le vivre
Et j’n’ai pas de disque d’or mon cher mais j’tabasserai tout jusqu’au platinum
La tête dans les nuages, c’est moi l’pilote, dans leurs clips, ils font un tas d’cinoche
Tu cries sur tous les toits qu’ton paki cogne, ils sont plusieurs d’vant chez toi, fais pas l’guignol
Faire le fuckboi, ça sert a tchi, la plupart des milliardaires, ils sont archi-moches
Ils comprendront jamais mon malaise, j’suis là mais j’m’en balek
J’suis pas vraiment balèze, c’est juste que plus rien n’m’étonne mais
J’ferai quand même genre « ah ouais ? » puisque tout s’passe dans l’paraître
Il faut être dur gros, soit tu simules grave, soit tu finis une balle dans l’palais
On t’rendra faux si t’es trop vrai, on te rendra fou si t’es trop faible
J’aimerais bien te dire « petit frère, on s’ra bien, té-ma tout l’oseille que j’ai coffrée »
Mais ce s’rait trop fake donc, j’te dirais qu’la vie c’est des projets
Des plans B, des plans C, des plans D, au cas où du premier t’aurais décroché
Ça va si vite, tu commences à capter les p’tits vices
Que tout l’monde veut être celui qui dirige et qu’si c’est pas l’argent, c’est l’temps qui nous divise
Et même si ton père, c’est Houdini, que tu manques de repères
T’sais où finissent ceux qui s’apitoient sur leur sort, ils font pitié
Souvent sous cachetons dans une clinique
Petit c’est dur de viser plus que ceux qui réussissent dans les études
Personne misait sur toi donc t’y mets jusqu’à ta dernière goutte de sueur
Rusé, petit t’es rusé, tu veux pas finir sur l’banc des accusés
Beuh, tise et cul si t’en abuses mec, tu n’feras pas plus que des petits écus, des petits écus
Évite les tes-boi, leur piste de danse, économise le temps
Arrête de croire que la vie, c’est les clips, chez nous y a pas de signes de gang
Écoute les leçons de vie des anciens, ceux qui ont compris le sens de la vie
La vérité sort d’la bouche de ceux qui ont pas d’bites dedans
C’est dur mais tristement réel, c’est l’homme qui a peur
Mais y a pas grand chose, j’ai quelques appels, y’en trois-quatre en trop
J’ai que deux épaules et vingt-quatre manteaux
Et j’vais pas t’mentir, j’étais pas à plaindre moi avant qu’mon paternel ne soit à cinq femmes
Avant qu’ma mère décide de partir loin, avant qu’la deuxième semaine devienne la fin d’mois
Ah si seulement on était riche, ah si seulement on était vif d’esprit
Assez pour voir qu’on s’est fait niquer, quel pantin on va réélire ?
On a le stream, pourquoi tu veux qu’on aille acheter des livres ?
En plus ça fait débile, c’est plus cool quand la tâche est réduite
Tu pleures quand tu vois les impôts qui tombent, penses à ceux qui voient tomber une bombe
Allume la télé, c’est plus les Marseillais, c’est l’Iran contre le reste du monde
Moi, au milieu de tout ça, j’sais pas, j’aimerais bien qu’on se tape des barres
Mais j’sais qu’dans mon dos des coups bas s’préparent, j’attendrai seulement qu’ils s’cassent les doigts

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