LK de l’Hotel Moscou – Où j’ai grandi

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[Refrain]
Il ne me restait plus grand chose à faire
Dans le pays où l’on a grandi
Pourtant je regarde souvent en arrière
Nos souvenirs ont parfum d’incendie
La douce chaleur des flammes de l’enfer
Le diable m’a appris une mélodie
Nos routes se croisent et se défont derrière
Je chante le refrain d’là où j’ai grandi

[Couplet 1]
On parlait de rien et on faisait un peu de tout
On a pris un peu de tout, j’en ai fait un peu le tour
Un peu la débrouille, moi j’pars pas de rien mais j’ai vu un peu le gouffre
J’ai connu des jeunes sans pouls et j’accuse un peu le coup
C’était flou, je t’avoue
Tu comprend mieux que je sois parti comme ça
Je prend les thunes et puis pour moi c’est :
« Adieu la vie de forçat »
Te fais pas de bile pour ça
Et je me réveille dans un nouvel appart
A la fenêtre la vue a changé mais je louche toujours au même appât
Et je ne vous oublie pas mais
A l’endroit où vous vivez, j’y ai planté mon chagrin
J’ai assez peur de venir récolter ces souvenirs de ma main
Là où on croyait que Papa nous chantait Salif de bon matin
Ça faisait : « mon fils pour moi tu sais, tu n’es qu’un bon à rien »

[Refrain]
Il ne me restait plus grand chose à faire
Dans le pays où l’on a grandi
Pourtant je regarde souvent en arrière
Nos souvenirs ont parfum d’incendie
La douce chaleur des flammes de l’enfer
Le diable m’a appris une mélodie
Nos routes se croisent et se défont derrière
Je chante le refrain d’là où j’ai grandi

[Couplet 2]
Il y avait des rivières et des forêts
Soleil, pluie et tonnerre
Le ciel écrivait nos rêves en nuées entre rire et colère
Il y avait des lacs qui pour nous pouvaient peut-être imiter la mer
Il y a le cimetière où jeune un jour j’ai dû inhumer ma mère
On a poussé dehors, dans les champs, tel de mauvaises herbes
L’ivraie et l’ivresse, de mauvais plants nous donne de mauvaises graines
On a l’air différents des gens d’ici. Peut-être les mauvais gènes ?
Car nous sommes d’ailleurs
La souffrance de Maman donne de mauvaises scènes
Mon père disait : « Nous sommes plus forts que le sort donc avance et ferme-la » mais
Pendant leur seul tête-à-tête, leur discours est vénal
Il ne me restait pas grand chose à faire là, un long cycle infernal
Où l’on se punit pour ce que l’on n’est pas
Ça consiste à se faire mal

[Refrain]
Il ne me restait plus grand chose à faire
Dans le pays où l’on a grandi
Pourtant je regarde souvent en arrière
Nos souvenirs ont parfum d’incendie
La douce chaleur des flammes de l’enfer
Les fléaux du passé qui nous enserre
Nos routes se croisent et se défont derrière
Je chante le refrain d’là où j’ai grandi

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